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Les Fêtes


Vendredi 12 septembre 2008

 Le samedi 26 juillet dernier, jour de la fête de sainte Anne, toute la paroisse a célébré, avec joie et beaucoup de faste son jubilé d’or. En effet, il y a exactement 50 ans, l’église Sainte Anne a été construite. C’est une église moderne en béton d’environ 600 places. Elle a remplacé, pour le culte, la chapelle qui est de l’autre coté de la rue et dont les murs nous servent actuellement de salles paroissiales, secrétariat, bureau du curé…

La journée du 26 juillet a débuté à 10 heures par une messe en plein air, dans la cour de l’église. En effet, même si l’église est grande, elle n’aurait pas pu contenir les nombreux participants (plus de 2500). La plupart étaient des paroissiens mais il y avait aussi quelques personnes des paroisses alentours et une centaine d’invités (prêtres, religieuses, ministres, députés, maire de la ville…). La messe, présidée par l’évêque, a duré un peu plus de deux heures. Malgré la foule nombreuse et la météo venteuse et parfois pluvieuse (pendant l’offertoire), la célébration a été à la fois vivante, festive et recueillie. Après cette nourriture spirituelle et action de grâce, un repas (faratas et cari bœuf ou végétarien) a été servi gratuitement à plus de 2500 personnes. Ce repas a demandé une certaine préparation et les deux jours précédant, un petit groupe de paroissiens volontaires s’est affairés à couper la viande puis le lendemain épluchage et découpe des légumes pour enfin terminer par la cuisson dès 5h 30 le matin même. Les faratas (sortes de crêpes) ont été préparées, soit la veille, soit le matin même avant la messe, par les différents quartiers de la paroisse. L’après-midi, un spectacle composé de différents petits sketchs, chants, danses a été donné par les différents quartiers de la paroisse.

Le dimanche 27 juillet, était la journée nationale de pèlerinage à sainte Anne. La messe a eu lieu le matin et l’après midi un concert spirituel réalisé par l’ensemble des chorales et quelques paroissiens supplémentaires a été donné.

Ce week-end a donc été très joyeux et le verbe jubiler à trouver un sens concret chez de nombreux paroissiens. D’autant plus que cette fête a commencé à être préparer depuis le début de l'année 2008 et que le temps jubilaire qui s’achevait en ce 26 juillet 2008 avait débuté un an plus tôt et a été parsemé tout au long des mois, et surtout les derniers, de différentes activités.

Tout d’abord, le territoire de la paroisse a été divisé en 17 petits quartiers. Chaque semaine, l'un de ces quartiers accueillait la statue de Sainte Anne. Ainsi, pendant plusieurs mois, la statue a visité tous les quartiers. Elle était accueillie par le quartier le mardi soir à l'occasion d'une messe célébrée en plein air sur un terrain vague ou un parking du quartier. Puis les jours suivants, la statue visitait les familles qui le désiraient pour au moins une heure de prière. Cela a été l’occasion de très nombreuses prières, de demande de grâce à Maman Sainte Anne mais aussi et surtout de rétablir ou même créer des liens entre les voisins. Le plus incroyable, à nos yeux de français, a été que ces contacts ne sont pas resté seulement au niveau des habitants chrétiens mais ont dynamisé les quartiers en entiers car même des familles non chrétiennes (hindou surtout, musulmane…) ont accueilli chez eux, le temps d’une prière la statue de sainte Anne. Au fur et à mesure de l’année et de l’ampleur que prenait ce pèlerinage, il y a eu création de CPQ (conseil pastoral de quartier) et chaque quartier a reçu un nom de saint. Ces pèlerinages avaient débuté en septembre 2007 et se sont terminés en mai 2008 car il y a eu quelques pauses comme l'avent, les fêtes de fin d'année ou le carême.

 Ensuite, une neuvaine à sainte Anne a été dite pendant les neuf semaines qui ont précédé le 26 juillet. La prière avait lieu chaque mercredi soir au cœur d’une eucharistie préparée par 2 quartiers.

 Différents comités avaient été mis en place pour organiser différentes activités. Ainsi, dans le cadre du jubilé, il y a eu une soirée jeunes, une après midi pour les enfants, une soirée couple, un bring and share (apporter et partager) en solidarité pour les plus pauvres de la paroisse, trois concerts spirituels, réalisation d’un magazine…

 Cette année jubilaire a donc permis a plusieurs personnes de s’engager, aux paroissiens déjà actifs de l’être encore plus, aux voisins de mieux se connaître…Ce jubilé a mobilisé beaucoup d'énergie, et a dynamiser réellement la paroisse. Le point qui devrait durer et être le plus bénéfique à la vie paroissiale est cette création des CPQ (conseil pastoral du quartier) car il permet d'être au plus prêt des habitants, donc de leur vie et aussi de mieux connaître leurs besoins.

Par Marie-Pierre et Jean CANTIN - Voir les 0 commentaires
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Vendredi 28 mars 2008

 Et oui, tous les chrétiens le savent, dimanche dernier (23 mars 2008) c’était Pâques et nous avons célébré la résurrection du Christ… sauf qu’à l’Île Maurice c’est un peu différent!

En effet, le carême est intensif à Maurice :

Tout d’abord, le mercredi des cendres (premier jour du carême) a rassemblé une foule bien plus importante qu’un week-end ordinaire (3800 personnes en 5 messes au lieu d’à peine 2000 personnes en 4 messes lors des messes dominicales). Le plus impressionnant fut la messe de 10h, l’église était pleine alors que ce n’était pas un jour férié.

Ensuite, pendant tout le carême, il y a eu des propositions d’adoration du Saint Sacrement pendant deux jours (appelées ici 40 heures) dans toutes les églises de l’Île Maurice. Un petit livret est édité et rassemble toutes les dates et heures des quarante heures sur le pays. Certains mauriciens essayent de faire le maximum de quarante heures pendant le carême.

Une autre habitude du carême est l’organisation de pèlerinages des 14 églises. Les catholiques (et même parfois les hindous) font ce pèlerinage qui consiste à se rendre dans 14 églises en une journée et déposer un cierge. Pourquoi 14 églises ? Parce que le chemin de croix comporte 14 stations. Chaque année la paroisse organise ce pèlerinage. Cette année le curé (Père Paschal) a limité le pèlerinage à 5 églises afin de pouvoir rester une heure dans chaque église pour prier et pour qu’il puisse faire de longs enseignements. Il y avait 14 bus et des voitures particulières soit 900 paroissiens (le nombre de places a été limité). Si on avait fait 14 églises, on aurait passé notre temps à monter et descendre du bus et nous n’aurions pas eu le temps de prier.

Pendant la semaine sainte, Père Paschal a organisé 3 sermons de carême (eucharistie avec un long enseignement) les lundi, mardi et mercredi saint. Lors des célébrations du triduum pascal (jeudi, vendredi et samedi saint) une foule impressionnante était présente à chaque fois. Pour la vigile pascale, les gens sont arrivés 2 heures avant le début de la messe et il n’y avait plus de places assises une demi heure avant le début de la veillée.

Les mauriciens jeûnent pendant le carême de façons diverses et très différentes de la France. Certains mauriciens ne mangent pas de chair (poisson ou viande) pendant tout le carême, d’autres seulement les vendredis ou pendant la semaine sainte. De même, pour l’alcool et toutes sortes de restrictions alimentaires possibles.

Enfin, nous avons été surpris d’être invités à bien manger (mais végétarien) le mercredi des cendres et le vendredi saint, pour ces familles c’est une tradition de faire ces repas.

  Après ce temps de carême et la veillée pascale, les mauriciens font « casse carême ». Le dimanche et le lundi (qui n’est pas un jour férié), les catholiques font la fête, mangent et boivent (certains rattrapent ce qu’ils n’ont pas bu pendant le carême). Même si cette année, le temps était particulièrement mauvais, certains sont quand même allés à la plage.

  Ce temps de carême nous a permis de redécouvrir ce temps de préparation qui est peut être un peu négligé en France et de vivre une grande fête chrétienne. Cela change de la France, où les églises ne sont pleines qu’à Noël.

  Enfin, au début de cet article, nous vous disions que Jésus est mort dimanche dernier, tout simplement parce qu’une partie des catholiques ne vont plus venir à l’Eglise jusqu’au mercredi des cendres 2009! Au vu de la pratique de la foule mauricienne, nous pourrions croire que le Christ meurt le dimanche de Pâques et ressuscite le mercredi des cendres !

  Nous vous souhaitons un bon temps pascal dans la joie du Christ ressuscité !

Par Marie-Pierre et Jean CANTIN - Voir les 0 commentaires
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Lundi 7 janvier 2008

En ce début de janvier, nous vous adressons, chers lecteurs, nos meilleurs vœux de paix, de bonheur et de joie pour cette nouvelle année. Que 2008 soit une bonne et heureuse année et surtout que vous sachiez faire face aux problèmes que vous rencontrerez afin de rebondir pour les transformer en un plus dans votre vie.

En décembre à Maurice, c’est bien différent de la France. Tout d’abord, ici c’est l’été, avec en général entre 28 et 30 degrés Celsius à l’ombre toute la journée. Le soleil est souvent au rendez-vous même si parfois nous avons eu quelques journées un peu grises avec un peu de pluie. Depuis mi novembre tous les élèves sont en grandes vacances, car l’année scolaire et l’année civile sont de janvier à décembre.
 
Nos activités se sont progressivement arrêtées à partir de mi-décembre pour se trouver remplacées par différentes fêtes de fin d’année dans les différents groupes. Chaque groupe organise une fête, une sortie à la plage, un resto, … parfois, il y a même un échange de cadeaux qui est organisé. Un montant est fixé et chacun apporte un cadeau de la valeur voulu. Au cours de la soirée, chacun donne son cadeau et en reçoit un autre.
De la part de ses élèves des cours de cuisine, pâtisserie et d’informatique, Jean a reçu des cadeaux. Grâce à cette période de fin de cours et de Noël, nous avons des bibelots pour décorer notre appartement.
 
Noël
 
A Maurice, vous l’aurez compris, il n’y a pas de neige pour Noël (pour le 15 Août non plus d’ailleurs !). Au contraire, il fait plutôt chaud. Ceci n’empêche pas de retrouver la décoration de Noël occidentale avec les sapins (différents de ce que l’on trouve en France) décorés de guirlandes, et de boules. Les vitrines des magasins sont décorées avec des dessins de gros flocons et de pères Noël… Dans certains magasins ou centres commerciaux, nous avons croisé des pères Noël, avec certes un ventre un peu moins gros qu’en France, mais avec quand même bonnet, barbe, gros manteau rouge avec fourrure blanche, pantalon et bottes… Il ne faut pas oublier de l’habiller, car il pourrait avoir froid avec une température de 28°C ! Heureusement que la température était là pour nous dépayser… Mais cette décoration arrive seulement une semaine avant la Noël.
Nous n’avons jamais autant entendu la chanson petit papa Noël que cette année et ce qui nous fait beaucoup rire c’est la phrase : « père Noël si tu as un peu froid c’est un peu à cause de moi » !!!! Pourtant cela doit faire trois mois que nous n’avons pas mis de pull et que du matin au soir nous sommes en débardeur ou manches courtes !
Au niveau de la paye, tous les mauriciens reçoivent un 13ème mois qui doit être versé avant Noël. Ici, Noël c’est surtout pour les enfants, les adultes ne se font pas forcément de cadeaux.
Le 24 au soir, les magasins ouvrent jusqu'à minuit et les rues sont remplies de personnes qui font les derniers achats de Noël. A la veillée de Noël (le 24 au soir), l’église était presque vide : on ne peut pas faire les courses et être à la messe… Noël est une fête très commerciale en France mais ici c’est peut-être pire !
Nous avons assisté à une veillée de Noël préparée par des jeunes de la paroisse, elle fut très réussie, à la fois priante et festive. Nous avons chanté de nombreux chants de Noël dont certains bien connus en France comme Il est né le divin enfant, Minuit chrétien, Les anges dans nos campagnes… Toutefois, pour certains de ces chants, nous avons appris leur version créole et anglaise.
Le 25 décembre matin, nous sommes retournés à l’église. Cette fois-ci, l’église était pleine, il n’y avait pas assez de bancs.
 
Bien que nous soyons loin de la famille nous n’avons pas été abandonné pour Noël : trois familles mauriciennes se sont relayé pour nous faire passer un bon Noël : Nous avons été invité le 24 au soir, le 25 midi et soir ! A chaque fois, les repas était plus simple qu’en France mais tout aussi délicieux et l’ambiance très bonne. Nous avons vraiment passé un agréable Noël et même si nous avons bien pensé à la France, nous n’avons pas eu la nostalgie. Voir des photos
 
Le nouvel An
 
Tout le mois de décembre nous avons retrouvé un thème récurent dans les conversations : le ménage ! En effet, chaque mauricien fait son ménage à fond, jette les vieilles choses, achète de nouvelles, refait les peintures (la plupart du temps sans lessivage préalable !) de la façade, du portail, des escaliers extérieurs…, change de rideaux, nettoie les vitres…
Bref aucune poussière de l’année ne doit rester pour la nouvelle année. Nous avons vu des personnes balayer leur cour à 23h30 le 31 décembre !
Et à Minuit : Les pétards et feux d’artifices claquent de partout. Nous sommes monté sur le toit mais nous ne savions pas où donner de la tête, tellement il y avait de feux d’artifices. Que de bruit mais aussi par conséquent beaucoup de fumée ! Après minuit impossible de voir les étoiles, pourtant, l’heure d’avant le ciel était bien dégagé.
Heureusement que les mauriciens nous avaient prévenus car sinon on se serait cru bombardé !
Les pétards avaient déjà commencé un peu pour Noël. Le 31 décembre à partir de 23h15, les pétards se faisaient entendre de plus en plus mais pas besoin regarder l’heure pour savoir quand le changement d’année se fait : l’intensité des pétards et feux d’artifices atteint son apogée pendant un quart d’heure puis un retour au calme très progressif jusqu'à 1 heure du matin. Nous avons trouvé que le bruit et la quantité de pétard et de feux d’artifices était énorme mais plusieurs mauriciens nous ont dit que c’était moindre que les années précédentes ! Le fait que le nombre de pétards claqués ait diminué est sans doute lié à la baisse du pouvoir d’achat des mauriciens. La vie ici se fait difficile ce qui malheureusement, n’empêche pas les mauriciens de contracter des crédits impossibles à rembourser.
Le premier janvier midi nous avons été invité, avec le père Paschal, dans une famille. Tradition mauricienne oblige, nous avons mangé du poisson : afin que chacun soit comme un poisson dans l’eau pendant le restant de l’année.
Le premier janvier mais aussi le 2 janvier sont deux jours congés public à Maurice. Chaque mauricien en profite pour visiter toute sa famille. Même si le travail reprend officiellement le 3 janvier, de nombreux mauriciens prolonge les fêtes jusqu’au 8 janvier. Date de la fête du roi boit : ce jour là on fini toutes les bouteilles d’alcool qui avaient été prévus pour la nouvelle année et qui n’ont pas été vidé ! S’il n’en reste plus, pas de problème, on en rachète !
Le premier au matin, nous avons croisé un voisin et lui avons souhaité une bonne année et demandé s’il avait bien réveillonné. Il nous a répondu : « Oui, je suis saoul » !!! Effectivement, il l’était et ce n’était pas le seul mauricien !
Mais quelque chose de très important pour les mauriciens : commencer l’année en priant. Le premier janvier au matin, quelque soit l’heure tardive à laquelle ils se sont couchés la veille, ils vont dans leur lieu de culte pour offrir à Dieu (ou aux dieux) l’année qui commence. Les églises, mosquées, temples, pagodes….sont remplis. Malheureusement pour certains cela s’apparente plus à de la superstition qu’à une foi profonde. Si l’on ne prie pas Dieu le premier jour de l’année qui sait ce qui peu nous arriver comme malheur.
 
Nous découvrons donc avec ce nouvel an sous les tropiques que les mauriciens sont très endurants, capable de boire et faire la fête plusieurs jours de suite ! La vie économique du pays en est quasiment arrêtée ! La vie commence tout doucement à reprendre son cours aujourd'hui (7 janvier).
Par Marie-Pierre et Jean CANTIN - Voir les 0 commentaires
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Jeudi 22 novembre 2007
Le jeudi 9 novembre était congé public en raison de la fête de Divali, fête de la lumière dans la religion hindoue. La fête de Divali n’est pas à une date fixe car elle est fixée par le calendrier hindou qui est lunaire. Cette fête tombe toujours vers octobre ou novembre. Les chrétiens d’origine indienne célèbrent également cette fête car Christ est Lumière. Divali est célébré dans chaque temple hindou mais pas systématiquement dans chaque église. Nous avons donc assisté à la messe de Divali dite dans notre paroisse, étant donné qu’il y a une forte communauté indo-mauricienne dans le quartier.
L’eucharistie était très belle avec beaucoup d’offrandes de fleurs et de gâteaux doux (sucrés) que nous avons partagé à la sortie. Beaucoup de chants étaient en tamoul et il y a eu de nombreux rites de vénérations avec des gestes très précis.
C’était une messe, donc pour les catholiques mais de nombreux hindous étaient présents dont le pandit (équivalent du prête pour les hindous) du temple voisin. C’est assez original à Maurice, c’est à la fois très communautaire et très mélangé.
A l’occasion de cette fête, Marie-Pierre a mis un sari et Jean une courtas, nos amis mauriciens ont été très contents.Voir les tenues
Après la messe, il faisait nuit, nous avons pu voir les illuminations des maisons grâce à un paroissien qui nous a emmenées en voiture faire un tour des quartiers majoritairement hindou. Chaque famille hindoue met des guirlandes et des bougies pour illuminer l’extérieur des maisons (sauf celles qui sont en deuil). C’est très joli, cela ressemble un peu à Noël chez nous au niveau des décos. Même les hôtels de ville sont très décorés et organisent une fête culturelle à cette occasion.
 
Happy Divali (comme on dit ici)
Par Marie-Pierre et Jean CANTIN - Voir les 1 commentaires
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Mercredi 7 novembre 2007

Depuis le début du mois d’octobre, nous avons entendu parler du fancy-fair de la paroisse. Certains soir il y avait des réunions rassemblant beaucoup de personnes en vue de la préparation du fancy-fair. Ce fancy-fair nous avions du mal à savoir ce que c’était mais nous avons compris que c’était la principale source de revenu de la paroisse. Enfin, quelqu’un a pu nous traduire Fancy-fair qui veut dire kermesse en Anglais mais qui est passé dans le langage courant créole. A Maurice, chaque paroisse, école, association organise une fancy-fair pour faire des levés de fonds quand il y a besoin.

 
C’était donc une très grosse organisation avec tous les stands à monter, la sono et le podium à trouver et louer, rechercher de gentils donateurs ou des sponsors…
   071028-003.jpg  
Enfin, le dimanche 28 octobre, a eu lieu fancy-fair dans la cour de l’église sainte Anne à partir de 10h30 (après les deux messes dominicales 7h et 9h). Tout au long de la semaine, nous avons vu la cour de l’église se transformer : installation des stands, barrières, affichages...
Il y a une rue plutôt passante entre l’église et la cure (secrétariat et diverses salles de la paroisses… en fait c’est l’ancienne chapelle qui a été reconverti après la construction de l’église il y a 50 ans.) A partir de 9h 30, cette rue a été fermée au niveau de l’église. Les voitures devant passer par d’autres rues. Il est chose courante a Maurice, quand il y a des fêtes (privés ou publique) de demander à la municipalité la possibilité de barrer la rue en face de chez soi pour faire la fête. De plus, après demande, la municipalité a accordé sans problème que l’on puisse prendre l’électricité nécessaire sur les poteaux électriques. Ces deux éléments sont très courants. Nous n’osons pas imaginer le nombre de demande qui arrive à la municipalité tous les mois ! Sûrement autant, voire plus qu’à Strasbourg sauf que le nombre d’habitants est bien moindre.
 
Lors de cette journée, nous nous sommes bien amusé, comme cela ne fait pas longtemps que nous sommes arrivées, nous n’avions aucune responsabilité mais du coup nous avons aidé a droite et à gauche. Nous avons passer notre soirée du samedi a éplucher des kilos d’ail, d’oignons, de gingembres…pour les caris (viandes ou poissons en sauce avec du curry, ils sont accompagnés de riz ou de faratas – sortes de galettes) des stands de faratas indiennes ou du restaurant.
 
Le jour même nous avons trouvé qu’il y avait énormément d’échoppes de nourriture, bien plus que la demande. Il y avait aussi quelques jeux dont le bingo (loto) ; lapinodrome, et divers jeux de pari d’argent. Ce qui nous a frappé c’est que personnes ne gagnent pas des lots mais plutôt une somme d’argent. Par exemple, au lapinodrome, on achète le numéro d’une boite 10 roupies, si par chance, le lapin entre dans la boite que nous avions choisi, nous gagnons 100 roupies. Comme il y avait 20 boites, chaque tour de jeux rapportait 100 roupies pour la paroisse.
 
Il y avait aussi la boutique du curé qui vendait des vêtements et des babioles à prix modiques.
 
L’entrée de la fancy fair est payante (Rs 25). En effet, de nombreuses personnes ne viennent que pour la musique et les groupes de séga (musique traditionnelle mauricienne). Le groupe de musique de la paroisse a commencé à animer puis dans l’après midi deux groupes de séga se sont succédé. Plus ils sont connus et célèbres et plus ils coûtent cher mais plus il y a de monde qui vient à la fancy fair.
 
Comme au niveau des dons reçu à cette occasion, la paroisse avait plus de farine que ce dont elle avait besoin, samedi dernier, des paroissiens ont refait des faratas et les ont vendus à prix coûtant aux autres paroissiens. Comme cela toute la farine a été utilisée et ce don a pu rapporter des finances pour la paroisse. La préparation a duré longtemps mais pour le rangement aussi. Certaines personnes de la paroisse se sont beaucoup donné avant et c’était encore les même qui travaillaient après pour tout nettoyer.
 
Par Marie-Pierre et Jean CANTIN - Voir les 0 commentaires
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