Le Fancy-Fair

Publié le par Marie-Pierre et Jean CANTIN

Depuis le début du mois d’octobre, nous avons entendu parler du fancy-fair de la paroisse. Certains soir il y avait des réunions rassemblant beaucoup de personnes en vue de la préparation du fancy-fair. Ce fancy-fair nous avions du mal à savoir ce que c’était mais nous avons compris que c’était la principale source de revenu de la paroisse. Enfin, quelqu’un a pu nous traduire Fancy-fair qui veut dire kermesse en Anglais mais qui est passé dans le langage courant créole. A Maurice, chaque paroisse, école, association organise une fancy-fair pour faire des levés de fonds quand il y a besoin.

 
C’était donc une très grosse organisation avec tous les stands à monter, la sono et le podium à trouver et louer, rechercher de gentils donateurs ou des sponsors…
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Enfin, le dimanche 28 octobre, a eu lieu fancy-fair dans la cour de l’église sainte Anne à partir de 10h30 (après les deux messes dominicales 7h et 9h). Tout au long de la semaine, nous avons vu la cour de l’église se transformer : installation des stands, barrières, affichages...
Il y a une rue plutôt passante entre l’église et la cure (secrétariat et diverses salles de la paroisses… en fait c’est l’ancienne chapelle qui a été reconverti après la construction de l’église il y a 50 ans.) A partir de 9h 30, cette rue a été fermée au niveau de l’église. Les voitures devant passer par d’autres rues. Il est chose courante a Maurice, quand il y a des fêtes (privés ou publique) de demander à la municipalité la possibilité de barrer la rue en face de chez soi pour faire la fête. De plus, après demande, la municipalité a accordé sans problème que l’on puisse prendre l’électricité nécessaire sur les poteaux électriques. Ces deux éléments sont très courants. Nous n’osons pas imaginer le nombre de demande qui arrive à la municipalité tous les mois ! Sûrement autant, voire plus qu’à Strasbourg sauf que le nombre d’habitants est bien moindre.
 
Lors de cette journée, nous nous sommes bien amusé, comme cela ne fait pas longtemps que nous sommes arrivées, nous n’avions aucune responsabilité mais du coup nous avons aidé a droite et à gauche. Nous avons passer notre soirée du samedi a éplucher des kilos d’ail, d’oignons, de gingembres…pour les caris (viandes ou poissons en sauce avec du curry, ils sont accompagnés de riz ou de faratas – sortes de galettes) des stands de faratas indiennes ou du restaurant.
 
Le jour même nous avons trouvé qu’il y avait énormément d’échoppes de nourriture, bien plus que la demande. Il y avait aussi quelques jeux dont le bingo (loto) ; lapinodrome, et divers jeux de pari d’argent. Ce qui nous a frappé c’est que personnes ne gagnent pas des lots mais plutôt une somme d’argent. Par exemple, au lapinodrome, on achète le numéro d’une boite 10 roupies, si par chance, le lapin entre dans la boite que nous avions choisi, nous gagnons 100 roupies. Comme il y avait 20 boites, chaque tour de jeux rapportait 100 roupies pour la paroisse.
 
Il y avait aussi la boutique du curé qui vendait des vêtements et des babioles à prix modiques.
 
L’entrée de la fancy fair est payante (Rs 25). En effet, de nombreuses personnes ne viennent que pour la musique et les groupes de séga (musique traditionnelle mauricienne). Le groupe de musique de la paroisse a commencé à animer puis dans l’après midi deux groupes de séga se sont succédé. Plus ils sont connus et célèbres et plus ils coûtent cher mais plus il y a de monde qui vient à la fancy fair.
 
Comme au niveau des dons reçu à cette occasion, la paroisse avait plus de farine que ce dont elle avait besoin, samedi dernier, des paroissiens ont refait des faratas et les ont vendus à prix coûtant aux autres paroissiens. Comme cela toute la farine a été utilisée et ce don a pu rapporter des finances pour la paroisse. La préparation a duré longtemps mais pour le rangement aussi. Certaines personnes de la paroisse se sont beaucoup donné avant et c’était encore les même qui travaillaient après pour tout nettoyer.
 

Publié dans Les Fêtes

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